"MEMOIRE D'ARCHITECTURE", Le 6b , Février 2019 

Mémoire d’architecture est une exposition collective explorant les notions articulées d’architecture et de mémoire. 

Présentée au 6b, elle joue en premier lieu avec l’architecture de cet ancien bâtiment industriel, aujourd’hui dédié à la création et aux expérimentations collaboratives, reposant notamment sur le partage de ses espaces. Elle réunit douze artistes aux démarches fondées sur le rapport à l’architecture et à la mémoire dont elle est porteuse, celle de l’histoire d’un édifice, d’un site ou d’un territoire, façonnée par ses usages comme par ses usagers.

L’exposition entend donner à voir, arpenter et même écouter, les bouleversements de l’architecture par le biais, souvent sinueux, des méandres de la mémoire, individuelle autant que collective. 

"Dream of a Dance", huile sur toile

FIGURES    (2019)

(avec Ekaterina Koltakova, danseuse et choregraphe)

 

10’26’’

    

Cette vidéo est le fruit de la collaboration joyeuse d’une danseuse et d’une plasticienne sur les rapports que peuvent entretenir corps et architecture.

Comment jouer avec les lignes, avec les matériaux (la terre, le bois, le béton, le métal), défier la gravité (au propre comme au figuré), faire corps avec l’espace, s’en faire l’écho, faire de son corps un instrument de mesures, prendre ou lutter, contre le vent qui s’infiltre entre les arbres et le béton, résister ou laisser glisser, se tendre ou faire le dos rond…

Autant de questions abordées en laissant au corps l’intuition de trouver, et déjà d’imprimer, sa place. 

NEAUCITE  (2018)

 

6’53’’

A St-Denis, entre la Seine et le Canal, l’éco-quartier Neaucité s’est construit sur d’anciennes friches industrielles, dont le 6b reste seul témoin.

J’ai tourné quelques images après l’arrivée des premiers habitants, alors que des constructions étaient encore en cours. Le choix des noms de rues m’a frappée : Place Fatima Bédart, rue Myriam Makeba, rue Rosa Parks… des femmes, toutes activistes politiquement très engagées dans la lutte parfois violente contre l’exclusion.

Le choix de ces noms est un acte politique volontariste, celui d’imprimer une nouvelle mémoire à ce lieu, peut être au risque d’effacer celle qui l’habite déjà…

Je suis partie sur les traces de ces femmes, par des textes, des enregistrements d’archives, qui viennent percuter les images du nouveau lieu, comme s’il s’agissait de révéler leur présence invisible.