FIGURES    (2019)

(avec Ekaterina Koltakova, danseuse et choregraphe)

 

10’26’’

    

Cette vidéo est le fruit de la collaboration joyeuse d’une danseuse et d’une plasticienne sur les rapports que peuvent entretenir corps et architecture.

Comment jouer avec les lignes, avec les matériaux (la terre, le bois, le béton, le métal), défier la gravité (au propre comme au figuré), faire corps avec l’espace, s’en faire l’écho, faire de son corps un instrument de mesures, prendre ou lutter, contre le vent qui s’infiltre entre les arbres et le béton, résister ou laisser glisser, se tendre ou faire le dos rond…

Autant de questions abordées en laissant au corps l’intuition de trouver, et déjà d’imprimer, sa place. 

NEAUCITE  (2018)

 

6’53’’

A St-Denis, entre la Seine et le Canal, l’éco-quartier Neaucité s’est construit sur d’anciennes friches industrielles, dont le 6b reste seul témoin.

J’ai tourné quelques images après l’arrivée des premiers habitants, alors que des constructions étaient encore en cours. Le choix des noms de rues m’a frappée : Place Fatima Bédart, rue Myriam Makeba, rue Rosa Parks… des femmes, toutes activistes politiquement très engagées dans la lutte parfois violente contre l’exclusion.

Le choix de ces noms est un acte politique volontariste, celui d’imprimer une nouvelle mémoire à ce lieu, peut être au risque d’effacer celle qui l’habite déjà…

Je suis partie sur les traces de ces femmes, par des textes, des enregistrements d’archives, qui viennent percuter les images du nouveau lieu, comme s’il s’agissait de révéler leur présence invisible.

TES MAINS    (2017)

 

2’25’’

    

Un jeu de mains, filmé à l'insu des personnages, caméra au poing dans un bus londonien; des textes librement adaptés des dialogues du film "A bout de souffle" de jean-Luc Godard.

Ce film questionne la capacité du langage à rendre compte de la réalité des corps et des émotions.

JOUR BLANC    (2016)

 

2’51’’

    

Création pour l'exposition "Là-Haut", qui s'est tenue au centre d'art La Graineterie, à Houilles, de janvier à mars 2016.

Travaillée comme un stop motion à partir de la pixellisation d'une image unique, elle traite de la sensation de perte de repères éprouvée lors des jours blancs en montagne.